L’iris bleu

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L’iris bleu, délicat et radieux,

Sur mon cœur se penche,

Sur mon cœur s’épanche,

Comme un ange des cieux.

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L’iris bleu aux effluves de satin,

S’incline pour caresser ma main…

Ô douceur élégante du destin,

Que deviendrais-je sans ces lendemains ?

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Voyage à l’horizon de mon cœur,

Voyage à la lueur de mes sens,

L’iris bleu comme ce parcours de l’esprit,

Vit dans l’immensité de la découverte.

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De rêverie en sagesse,

Il m’invite à contempler,

Le bleuet avec tendresse,

Lui, si prompt à l’humilité.

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Sur le banc près de la maison courtoise,

Je regarde passer les cygnes majestueux,

Dont l’œil noir et sérieux,

Salut l’aube turquoise.

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L’iris tel la frileuse de Houdon,

Frémi à lueur du crépuscule,

Ébloui presque incrédule ;

Connaît-il Cupidon ?

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Fébrile de tant de fraîcheur,

Emu par ce jeu de couleur,

Je ne saurais le capturer,

Sans entacher sa loyauté.

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Mes mains courent le papier,

Pressé de te rattraper,

Moi saltimbanque des mots,

Espiègle tel un moineau.

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Navigant sans embargo,

Sur ce sentiment indigo,

J’attends que l’azur s’installe,

Riche d’un esprit marginal.

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Sur le lac endormi,

Sur ce banc qui frémi,

Une main s’est glissée dans la mienne,

Comme un violon à sa musicienne.

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De l'aube au crépuscule, je ne vois que tes yeux...

Camaïeu de sentiment.mon âme virevolte,

Proche de cette jeunesse désinvolte,

Où mon bonheur de toi reste joyeux.

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Sur le chemin de ton cœur je vois l’immensité,

Dont l’envie de découvrir l’absolu me rattrape.

Et si c'était l'amour, cet arc en ciel de sérénité,

D’où le bonheur suave s'échappe?

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Pascale Battistelli

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